LE MIROIR DE DIEU

Voir / contempler

La lampe de l’Esprit

Il existe un mystère, une dimension surnaturelle de l’Esprit que nous ignorons. C’est comme si nous restions toujours à sa surface, sans avoir la hardiesse ni même l’idée de plonger dans ses profondeurs. Par la contemplation, nous pouvons nous absorber dans sa nature, pénétrer un royaume inconnu auquel notre mental n’a pas accès.

Dans cette introspection spirituelle, il n’y a pas d’observateur, pas plus que notre logique conceptuelle pour expérimenter. C’est l’Esprit qui se regarde et se connaît lui-même. Tout comme le nourrisson découvre son corps physique, nous découvrons le domaine de l’esprit. Jusqu’ici, nous n’en connaissons seulement que l’aspect extérieur. À présent, nous pouvons l’investir et nous envelopper dans son secret.

En contemplation, l’esprit ordinaire, la pensée discursive s’arrête. Ne servant à rien dans cette expérience, il s’épuise naturellement. Ainsi, seule la conscience demeure et, telle une lampe, nous éclaire. Dans notre cœur des sensations, des impressions nouvelles s’élèvent. Un climat doux et suave nous imprègne. Il est bon d’être ici en éternité, dans un temps sans temps, dans un lieu sans lieu.

Lorsque nous lâchons les tensions, le nœud se dénoue. De sorte que nous retrouvons la corde qu’il contenait. La corde n’est pas ses nœuds. L’Esprit n’est pas ses pensées ni les autres formes qui s’expriment en lui. Nous n’avons pas à les écouter ni à nous limiter par ce qu’elles nous disent. À l’instar de la corde, l’Esprit existe indépendamment de ses expressions. Il est la nature originelle, l’essence de tout ce qui est manifesté. Immuable et éternel, il est déjà parfait en lui-même.